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Développement durable - Environment policy
Sommaire

> Charte environnementale
> Les Vols de la Veille
> APPM : Avant-projet de plan de masse
> Bruit
  > Air
> Eau
> Déchets

> Faune Flore Aménagement


Bruit

1. Trafic

2. Procédures circulation aérienne - Nouveautés
3. Plan de gene sonore et Plan d'exposition au bruit
4. Aide à l'Insonorisation
5. Stations demesures de bruit
 
1.TRAFIC

a. Evolution du trafic
Depuis la fin de l’année 2000, le trafic de l’aéroport est en recul.
Comme l’année 2001 (- 7,1 %) et l’année 2002 (- 6,7 %), l’aéroport enregistre un net recul du nombre de ses mouvements commerciaux pour l’année 2003
(- 6,2 %,).

Au cours des trois dernières années le nombre de mouvements commerciaux aura régressé de près de 20 %. La concurrence du T.G.V., comme l’arrêt en 2003 des activités de compagnies très importantes pour l’aéroport comme AIR LIB, KHALIFA Airways ou BUZZ, expliquent en grande partie ces résultats.
Evolution du trafic
  2000 Evolution annuelle 2001 Evolution annuelle 2002 Evolution annuelle
Passagers 6 458 429 7,3 % 5 932 029 - 8,2 % 5 457 443 - 8,0 %
Mvts Totaux 134 093 8,9 % 125 615 - 6,3 % 119 672 - 4,7 %
Mvts Commerciaux 100 044 11,3 % 92 935 - 7,1 % 86 678 - 6,7 %
Mvts non commerciaux 34 048 2,5 % 32 680 - 4,0 % 32 994 1,0 %
Fret (en tonnes) 39 757 3,5 % 40 553 2,0 % 40 760 0,5 %
Poste (en tonnes) 19 632 2,7 % 20 451 4,2 % 19 265 - 5,8 %

Evolution du trafic
 
2003
Evolution annuelle
Passagers 5 364 763 - 1,7%
Mvts Totaux 111 612 - 6,7%
Mvts Commerciaux 81345 - 6,2%
Mvts non commerciaux 30 267 - 8,3%
Fret (en tonnes) 38 775 - 4,9%
Poste (en tonnes) 14 772 -23,3%


b. Trafic de nuit (23h/6h)
Le trafic de nuit est toujours en baisse.
Après avoir enregistré un recul de 9 % en 2001, et de 6 % en 2002, le nombre de mouvements d’avions a continué à baisser en 2003 (- 5,5%)
Ce résultat est essentiellement lié à la baisse de 10,7 % du nombre de mouvements des vols cargo (fret et poste) qui représentent près des 2/3 du trafic de nuit.

Répartition du trafic de nuit
(23 heures/6 heures) en nombre de mouvements
  2000 Evolution annuelle 2001 Evolution annuelle 2002 Evolution annuelle
Vols réguliers Passagers 994 - 0,8 % 808 - 18,7 % 821 1,6 %
Vols charters 860 71,7 % 458 - 46,7 % 527 15,1 %
Vols cargo Fret et poste 4 263 0,1 % 4 485 5,2 % 4 038 - 10,0 %
Autres 1 139 0,1 % 851 -25,3 % 796 - 7,0 %
TOTAL 7 256 5,1 % 6 602 - 9,0 % 6 182 - 6,0 %

Répartition du trafic de nuit
(23 heures/6 heures) en nombre de mouvements
  2003 Evolution annuelle
Vols réguliers Passagers 757 -7,8%
Vols charters 633 +20,1%
Vols cargo Fret et poste 3605 - 10,7 %
Autres 844 + 6%
TOTAL 5 839 -5,5%


c. Mouvements par pistes et par sens des pistes
En 2002 la piste n° 1 (3500 m) a accueilli environ 95 % du trafic, la piste 2
(2400 m) restant essentiellement une piste d’appoint.
Le choix du sens des pistes est avant tout conditionné par des impératifs de sécurité. Les avions doivent atterrir et décoller face au vent dès lors que le vent dans l’axe des pistes est supérieur à 9 km/h ce qui est relativement fréquent dans notre région.
C’est la principale raison qui explique que 71 % des décollages et 67 % des atterrissages se font face au nord.
Cependant, et chaque fois que possible, les services de l’Aviation Civile favorisent les survols de l'Étang de Berre c’est-à-dire les décollages face au nord et les atterrissages face au sud, évitant ainsi de pénaliser les riverains de l’aéroport.
C’est ainsi que, la nuit, le pourcentage des atterrissages face au sud représente plus de 59 % des arrivées.
Mais pour des raisons évidentes de sécurité, de telles mesures (qui font que les avions atterrissent et décollent en sens contraire) ne peuvent être mises en œuvre que lorsque le trafic est faible et que les conditions météorologiques le permettent.





(*) hors trafic d'hélicoptères et départs du plan d'eau



(*) hors trafic d'hélicoptères et départs du plan d'eau

2. PROCEDURES CIRCULATION AERIENNE – NOUVEAUTES

a. Modification de la procédure ILS 32

Rappel
En 1997, l’aéroport installait un deuxième ILS (Système électronique d’aide à l’atterrissage), qui s’est traduit par la mise en place d’une nouvelle procédure d’approche pour les atterrissages face au nord. Lorsque le vent du nord dans l’axe des pistes est supérieur à 9 km/h, ce qui est relativement fréquent dans notre région, atterrissages comme décollages se font face au nord.
L’ILS (Instrument Landing System) permet d’améliorer la régularité et la précision du pilotage lors des phases d’approche finales et conduit à une plus grande sécurité. Il offre un guidage de pente précis et conduit à éviter les variations de poussées.

Pour les riverains de la commune de St Victoret cette nouvelle procédure a entraîné une diminution sensible des nuisances.

Mais dans le même temps l’aéroport enregistrait des plaintes de la part des habitants de la Côte Bleue, des quartiers de l’Estaque, (15ème et 16ème arrondissement) et du Sud Ouest de Marseille (7ème arrondissement).

Dans un premier temps la procédure a été modifiée pour relever l’altitude de survol des communes de la Côte Bleue et notamment d’Ensuès la Redonne
(5 000 pieds au lieu des 3000 pieds initialement prévus). Cette modification a permis d’améliorer la situation sur cette commune.

Dans un deuxième temps, lors de la Commission Consultative de l’Environnement du 11 septembre 2001, et suite à la demande de l’ACNUSA (Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires) , les services de l’Aviation Civile proposaient une modification de la procédure afin de limiter le survol des quartiers Sud -Ouest de Marseille.


Modification de la procédure ILS 32
Il a été proposé, pour les avions arrivant du nord, de décaler la procédure vers le sud
au-delà des Iles du Frioul, de telle façon que le virage à gauche pour l’alignement sur le radial 180° augmente le temps dont dispose l’équipage pour optimiser la configuration opérationnelle de l’avion et ainsi limite les débordements de trajectoire sur les quartiers sud de Marseille.

La commission a émis un avis favorable pour que cette modification fasse l’objet d’une expérimentation. La période test a débuté le 16 mai 2002 et avait été prévue initialement pour une durée de six mois.
Cette modification a été définitivement adoptée lors de la Commission Consultative de l'Environnement du 17 décembre 2003.

Parallèlement et lors de la même réunion, les membres de la commission ont rejeté un projet de restriction d'exploitation visant à sanctionner les vols franchissant une parallèle située à l'est du radial 180.
Par ailleurs, les services de l'Aviation Civile engagent une étude sur une descente optimisée moindre nuisance qui pourrait permettre d'améliorer la procédure en vigueur en relevant la hauteur des survols notamment sur les quartiers de l'Estaque.

Des mesures de bruit sur les quartiers sud de Marseille
Dans le même temps, et suite aux réclamations des riverains des quartiers d’Endoume à Marseille, deux campagnes de mesures de bruit étaient réalisées :
- d’une part par le Service Technique de la Navigation Aérienne (STNA) à la demande de l’aéroport.
- d’autre part par la société ACOUPHEN à la demande de l’ACNUSA (Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires).

Etude STNA

Objet de l’étude
L’aéroport Marseille Provence a sollicité le Service Technique de la Navigation Aérienne pour étudier par modélisation et expérimentation l’impact sonore des déplacements vers le sud du point d’interception du radial 180 ° de MRM.
La nouvelle procédure a été mise en place à titre expérimental, à partir du 16 mai 2002. Des mesures de bruit ont été effectuées avant (17,18,19,23 et 26 avril) et après expérimentation (14.26 juin, 5.12 et 19 juillet).
Le site de mesures se situait à Malmousque (Centre des Permissionnaires de la Légion Etrangère, 18 chemin du Génie).

Conclusion
« Les relevés sonores effectués avant et après le changement de procédure sont similaires. Les niveaux sonores relevés sont bons (souvent inférieurs à 60 dB(A)). L’influence du bruit de fond n’est donc pas négligeable sur certains passages.
Les niveaux sonores instantanés les plus importants observés dans le cas de la procédure actuelle et en projet lors de passages les plus proches du point de mesure sont compris entre 65 et 70 dB(A) »

Etude ACOUPHEN (pour le compte de l’ACNUSA)

Cette étude a été réalisée par la société ACOUPHEN pour le compte de l’ACNUSA et suite à la demande de la Fédération des Comités d’Intérêts des Quartiers du 7ème arrondissement de Marseille.

Objet de l’étude :
– Evaluer les niveaux sonores produits par les survols aériens sur une durée de 4 jours (27 septembre au 1er octobre 2002). Le point de mesures était placé dans le quartier d’Endoume (1 Impasse de l’Eglise).
– Evaluer, le cas échéant, une corrélation entre les niveaux de bruit et les écarts de trajectoire des avions au cours des procédures d’atterrissage et de décollage.

Conclusion :
"Lorsque la trajectoire est respectée pour les atterrissages en piste 32 un avion sur deux émerge. Les LAmax moyens s’étalent de 59,5 à 61 dB(A) avec pour valeur maximale de 62,9 db(A) et une moyenne de 60 dB(A)
Lorsque la trajectoire n’est pas respectée, le LAmax moyen est compris entre 57,5 et 63,5 dB(A) avec un maximum de 68,5 dB(A) et une moyenne proche de 63 dB(A). Tous les avions ne respectant pas la trajectoire émergent et entraînent donc une potentialité de gêne pour le riverain..
On peut donc conclure que même si les niveaux LAmax des avions correspondent à des valeurs globalement modérées, un certain nombre de survols émergent sensiblement du bruit de fond entraînant de ce fait une potentialité de gêne pour les riverains du quartier d’Endoume.
Les avions sortant de la trajectoire R180 semblent légèrement plus pénalisants mais l’échantillon constaté pendant 4 jours reste relativement limité (13 avions sur un total de plus de 300).”

b. Approches a vue environnementales

Rappel
Contrairement à l’approche aux instruments, l’approche « à vue » permet au pilote de choisir sa propre trajectoire s’il juge que la visibilité est bonne, s’il peut voir l’aéroport et s’il peut garder le contact visuel avec le sol tout au long de l’approche.

Il appartient au pilote qui le souhaite et le juge possible de demander une approche à vue au contrôleur aérien.

C’est le contrôleur aérien qui autorise ou non l’approche en fonction des conditions de trafic.


Contexte
Compte tenu de la forte urbanisation autour de l’aéroport un certain nombre d’approches à vue peuvent se traduire par des survols de communes et par une gêne sonore pour les riverains de l’aéroport.

Les communes les plus concernées par les approches à vue sont, à l’est les
Pennes Mirabeau, Vitrolles, et éventuellement au nord Rognac.

A l’ouest il s’agit essentiellement de Marignane et de Gignac la Nerthe et plus au sud dans une moindre mesure, les communes de la Côte Bleue.

Les approches à vue représentent environ 30 % des approches et 40 % si l’on prend en compte les seules arrivées du nord.


Mesures prises pour des approches à vue environnementales
Pour limiter au maximum le survol des agglomérations lors des approches à vue, les services de l’aviation civile en concertation avec la compagnie
Air France ont publié une nouvelle carte aéronautique intégrée dans le manuel de vol des pilotes sur laquelle sont mentionnées des survols à éviter et les meilleures conditions pour réaliser l’approche à vue la moins nuisante possible.

Cette carte environnementale est opérationnelle depuis le 10 juillet 2003.

Dans le texte associé à cette carte sont portées des restrictions d’utilisation pour diminuer les nuisances sonores.


- respect d’une hauteur de plan de descente en approche finale au moins égale à celle de l’ILS (cette mesure diminuera les nuisances sur St Victoret).

- Pour les approches à vue effectuées au nord-est des pistes le virage de retour vers l’axe de finale s’effectue au-delà des Pennes Mirabeau (par le sud) pour les avions de type Airbus 320 et Boeing 747.

- Approches à vue au sud-ouest du terrain interdites de 23h à 6h. (cette mesure concerne les communes de Marignane, Gignac, le Rove).

- Pour les avions en provenance de l’est les approches à vue sont interdites avant que l’avion ne soit en baie de Marseille

La compagnie Air France, principale compagnie à effectuer des approches à vue sur Marseille Provence a pris en compte ces recommandations ce qui s’est traduit par une carte spécifique incorporer dans le document de vol propre aux pilotes de la compagnie nationale.

Approche à vue
+ Zoom

sommaire
3. PLAN DE GENE SONORE ET PLAN D’EXPOSITION AU BRUIT

a. Le Plan de Gêne Sonore (PGS)
est un document qui a pour objectif d’évaluer la Gêne Sonore actuelle afin de déterminer les riverains qui pourront bénéficier d’une aide pour les travaux d’insonorisation de leur logement.

Ce plan est établi sur la base du trafic estimé, des procédures de circulation aérienne applicables et des infrastructures qui seront en service l’année suivant la date de publication de son Arrêté.

Il a fait l'objet d'une refonte complète au cours de l'année 2003.

Techniquement terminé, il a été soumis fin 2003 à l'avis des Collectivités Locales concernées qui dans leur majorité ont donné un avis favorable.

Il devrait faire l'objet d'une présentation en commission consultative d'aide aux riverains au cours du premier semestre 2004 avant d'être publié et définitivement adopté.

Avec ce nouveau plan et dans l'hypothèse où il serait adopté tel qu'il a été présenté, le nombre de logements éligibles aux aides passeraient de 4 000 à 6 000.


b. Le Plan d’Exposition au Bruit (PEB)
Le PEB est un document d’urbanisme qui a pour objectif d’interdire ou de limiter les constructions autour de l’aéroport afin d’éviter d’exposer au bruit de nouvelles populations.

Le PEB prend en compte d’une part l’évolution des infrastructures c’est-à-dire essentiellement les pistes, les voies de circulation, d’autre part l’accroissement prévisionnel du trafic, l’évolution des flottes et enfin une réflexion sur les actuelles et futures procédures de circulation aérienne c’est-à-dire les trajectoires suivies par les avions.

La réflexion porte sur trois termes :

  • le court terme (2004 : prévision de 97 000 mouvements commerciaux)
  • le moyen terme (piste 1 optimisée qui permettra d’accueillir 140 000 mouvements commerciaux)
  • le long terme (doublet de piste qui permettra d’accueillir 180 000 mouvements commerciaux)
Grâce à un logiciel spécifique (INM Integrated Noise Model) et à partir de ces hypothèses, seront tracées des courbes illustrant le niveau de gêne sonore pour chacun des termes de développement permettant ensuite de déterminer des courbes enveloppes globales prenant en compte l’ensemble des hypothèses et des termes.

Le Décret du 26 avril 2002 est venu fixer les nouvelles conditions d’établissement du Plan de Gêne Sonore et du Plan d’Exposition au Bruit.
La révision du PEB doit être achevée au 31 décembre 2005.
4. AIDE A L'INSONORISATION

La Loi du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit est venue instituer une aide pour les travaux d’insonorisation des riverains des grands aéroports français dont Marseille Provence.

Depuis 1999, le dispositif était financé par la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) et géré par l'ADEME.

La loi de finances du 31 décembre 2003 applicable à compter du 1er janvier 2004 avec un décret d'application prévu pour juin 2004… est venue réformer le dispositif d'aides en apportant deux modifications majeures :

? Depuis le 1er janvier 2004, la gestion du système a été confiée au concessionnaire de l’Aéroport et non plus à l’ADEME.

Du fait de l’expérience, du savoir-faire de l’ADEME, la CCIMP concessionnaire a cependant demandé à l’ADEME dans le cadre d’une convention de sous-traitance de poursuivre sa mission jusqu’au 31 décembre 2004.
? A compter du 1er janvier 2005, la TGAP est remplacée par une nouvelle taxe dénommée « Taxe sur les Nuisances Sonores Aériennes » (TNSA) qui sera affectée à l’exploitant de chaque aéroport.

Collectée par les services de l’Etat auprès des compagnies aériennes l’un des éléments constituant l’assiette de la Taxe (« le taux de la taxe ») sera fixé par l’Etat et se situera pour Marseille Provence entre 4 et 8€ par décollage.

Plus de 1 000 logements déjà bénéficiaires de l’aide :

? Depuis 1996, date de la mise en service de la procédure, jusqu’à la fin 2003, l’ADEME aura versé environ 9.85 M€ d’aides pour l’insonorisation d’habitations riveraines de l’aéroport Marseille Provence.

Plus de 1700 logements (soit environ 40 % des 2800 logements pouvant être concernés par la procédure) ont bénéficié de cette aide, soit un montant moyen proche de 10 000 € par logement.

Le montant d’aides attribuées est de 80 % des prestations exécutées. Il peut être porté à 90 % ou 100 % dans le cas de personnes à faibles ressources et/ou recevant certaines formes d’aides sociales.

Quelles conditions à remplir pour en bénéficier ?
Les logements éligibles doivent être situés dans le Plan de Gêne Sonore à la date de publication de ce plan, et construits antérieurement à la date de publication du PEB actuel (22 avril 1975).

Actuellement le Plan de Gêne Sonore date du 22 décembre 1995 et couvre pour partie les communes de St Victoret, Marignane, Berre l'Étang et, dans une moindre mesure, les communes des Pennes Mirabeau, Gignac la Nerthe et Marseille.

Le nouveau Plan de Gêne Sonore couvrira également une partie de la commune de Vitrolles.

Où s’adresser pour bénéficier d’une aide ?
Si les conditions d’antériorité et de localisation sont remplies faites parvenir une demande à l’adresse suivante :

Délégation Régionale Provence-Alpes Côte d’Azur
Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
2 Boulevard de Gabès – BP 139
13267 MARSEILLE CEDEX 08
Tél : 04 91 32 84 68
Télécopie : 04 91 32 84 66
email : ademe.paca@ademe.fr

L’ADEME vous indiquera la procédure à suivre.


5. STATIONS DE MESURES DE BRUIT

La mise en place d’un réseau de stations de mesures de bruit autour de l’Aéroport Marseille-Provence va permettre de surveiller au quotidien le bruit et les trajectoires suivies par les avions.
C’est l’outil indispensable de connaissance des nuisances sonores qui pourra ainsi conduire à des actions visant à sanctionner éventuellement les infractions constatées.


a. A quoi va servir le système ?
C’est un système permettant de visualiser, d’analyser et d’enregistrer les trajectoires de tous les avions et le niveau de bruit associé à leur passage dans un périmètre d’environ 40 km autour de l’aéroport.




b. De quels élèments se compose-t-il ?

De stations de mesures de bruit
L’Aéroport prévoit d’acquérir 8 stations de mesures de bruit :
  • 3 stations fixes : 1 sur les quartiers de l’Estaque à Marseille,
    1 à St Victoret, 1 à Berre.
  • 4 stations semi-mobiles à répartir, sur les communes de Rognac, Vitrolles, les Pennes Mirabeau, Gignac, Marignane, Ensuès la Redonne et les quartiers sud de Marseille.
  • 1 station mobile qui répondra aux besoins ponctuels
Les stations fixes et semi-mobiles fonctionneront en continu, 24 heures sur 24.


D’un centre serveur
Ce dernier va recueillir un ensemble de données grâce au capteur de bruit et grâce aux radars de la tour de contrôle de l’aéroport,
qui vont lui communiquer en continu la position et la trajectoire des appareils après le décollage et en phase d’atterrissage.

A ces deux images sonores et visuelles se rajouteront des informations concernant les données de vol et des éléments météorologiques.


De postes de visualisation
Le logiciel alimentera des postes informatiques qui permettront de visualiser pour un appareil particulier ou pour une période donnée les bruits, les trajectoires et toutes les informations qui leur seront associées.


c. De quelles informations disposera-t-on ?
Il sera ainsi possible d’avoir des informations sur les données « physiques » d’un vol :
son niveau de bruit, son positionnement, sa vitesse, son altitude, son heure de passage, les conditions météo au moment de son envol ou de son atterrissage.

Ensuite toutes les données relatives à son identification : immatriculation, type, chapitre, compagnie, destination ou provenance ….


d. Pour quelle utilisation ?

Enregistrer tous les événements sonores d’origine aéronautique

Répondre à toute demande d’information ou de plainte
il sera possible de reconstituer l’activité aéronautique sur une période donnée ou d’effectuer des recherches sur le passage d’un avion particulier ….

Identifier tous les dépassements de niveau sonore et déviations de trajectoire.
La possibilité d’analyser chaque événement va constituer un moyen supplémentaire mis à la disposition de l’Aviation Civile pour faire sanctionner si c’est nécessaire les compagnies qui ne respecteraient pas les procédures en vigueur.

Satisfaire aux besoins d’études et d’analyses
  • Surveiller sur une longue période les procédures de vol et le niveau de bruit lié à l’activité aéronautique.
  • Etablir de nombreuses statistiques (répartition des niveaux sonores par journées, par types d’avions, par compagnies aériennes, répartition des trajectoires, analyse de la nature et de la fréquence des plaintes …)

e. Ou en est-on du programme ?
  • Après un appel d’offres européen, c’est la société Bruel et Kjaer, déjà prestataire de l’Aéroport de Strasbourg qui a été retenue.

    En liaison avec les collectivités locales et en concertation avec la commission consultative de l’environnement ont été arrêtés les sites pour accueillir les stations.

    Après des études techniques d’implantation, la mise en place s’est effectuée fin 2003 début 2004.

    Le système est en phase de test et pourrait être opérationnel d’ici l’été 2004.


f. A quels critères doivent répondre les sites d'implantation des stations ?

Le site choisi doit répondre à un certain nombre de critères acoustiques et de critères physiques.

Critères acoustiques

La principale recommandation acoustique est d’éviter d’installer la station à proximité de sources sonores importantes et notamment :
  • Près des routes, autoroutes, carrefour …
  • Près d’une voie ferrée
  • Près de grands arbres en raison non seulement des risques de chute de branches sur les équipements mais également du fait du bruit du vent dans les feuilles ou du bruit des oiseaux nichant dans les arbres.
  • Près de surfaces acoustiques réfléchissantes (murs de béton, murs en vitrage …)
Critères physiques
  • Accessibilité : il est important de prévoir un accès aisé 24h sur 24.
  • Vandalisme : le site sélectionné doit minimiser le risque. Il faut pouvoir le cas échéant installer une clôture de sécurité autour de la station
  • Surface nécessaire : une surface de 10 m2 environ est nécessaire. Le micro demande une maintenance minimum tous les 6 mois.
  • Cette tâche implique l’abaissement du mât supportant le micro afin de réaliser son calibrage acoustique.
  • Réseaux : Pour autant que cela soit possible il est recommandé d’installer la station dans une zone desservie en lignes électriques et téléphoniques
Carte des stations de
mesures de bruit
+ Zoom

g. Répartition géographiques des stations de mesures de bruit

3 stations fixes :
  • Saint Victoret : Angle boulevard Lebrix/boulevard Léon Blum
  • Berre : Station d’épuration
  • Marseille (Mourepiane, Estaque) : 178 Montée Pichou 13016 Marseille
  • Aéroport Marseille Provence
4 stations semi-mobiles : (à répartir sur les communes suivantes)
  • Rognac : Ecole Romain Rolland (quartier des Frégates)
  • Vitrolles : Parc du Griffon
  • Les Pennes Mirabeau : Ferme pédagogique (a proximité du stade Jean Roure)
  • Marignane : Ecole Primaire les Raumettes (en toiture)
  • Gignac : Complexe sportif municipal
  • Ensuès la Redonne : réservoir de Chantegrive
  • Marseille (quartiers sud) : centre de la Légion Etrangère à Malmousque



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