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Développement
durable (Environment policy) |
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1.
QUANTIFICATION DES EMISSIONS
Rappel
A la demande de l'aéroport, le Service Technique
de la Navigation Aérienne (STNA) a réalisé
une étude sur l'évaluation des émissions
dues au trafic aérien sur la période 1995/2000.
Le STNA dispose d'un logiciel de calcul qui lui permet
d'évaluer le volume de polluants émis en
fonction du trafic aérien (type d'avion, motorisation.)
et d'un cycle théorique divisé en quatre
phases (approches, ralentis au sol, décollages,
montées).
Sont pris en compte les 3 polluants les plus importants
liés au trafic aérien : oxyde d'azote (Nox)
monoxyde de carbone (Co) et hydrocarbures (Hc).
Les oxydes d'azote sont émis lorsque la poussée
des moteurs est élevée (température
et pression élevées de combustion). Au contraire,
les hydrocarbures et le monoxyde de carbone sont émis
lorsque le moteur tourne au ralenti (combustion incomplète).
Entre 1995 et 2000 les émissions d'oxyde d'azote
(Nox), de monoxyde de carbone (Co), et d'hydrocarbures
(Hc) restent dans le même ordre de grandeur alors
que dans le même temps le nombre de mouvements d'avions
commerciaux a augmenté de 38 %. Le retrait progressif
des appareils correspondant aux anciennes générations
et la mise en service de nouveaux aéronefs équipés
de moteurs modernes, plus écologiques, expliquent
ces résultats.
Les émissions d'hydrocarbures restent quasiment
stables (75 tonnes émises en 1995 et 76 tonnes
en 2000).
Les émissions de monoxydes de carbone (330 tonnes
en 2000) sont en légère augmentation en
raison de l'allongement de la phase de roulage due à
l'augmentation du trafic. A noter que dans le projet d'Avant-Projet
de Plan de Masse, la mise en place de nouvelles voies
de sorties rapides permettra de limiter le temps de roulage
et diminuera ainsi le volume de polluants émis
pendant cette phase de roulage.
Les émissions d'oxyde d'azote diminuent les 3 premières
années et augmentent les 3 dernières années
(330 tonnes en 2000). Par mouvement, l'émission
des oxydes d'azote diminue de 8,6 % entre 2000 et 1995.
Emissions de polluants liées à l'activité
aéroportuaire
Années 1995 - 2000
Nombre de Mouvements commerciaux 72 500 100 000
Nombre de Mouvements totaux 102 895 125 855
Hc (tonnes/an) 75 76
Co (tonnes/an) 282 333
Nox(tonnes/an) 297 332
Si l'on prend en compte les oxydes d'azote, les émissions
étaient de 4,1 kg par mouvement en 1995 contre
3,3 kg en 2000.
Même si on peut considérer que c'est toujours
trop de pollution, on soulignera que les quantités
de polluants émises par l'activité de l'aéroport
apparaissent faibles comparées aux flux suscités
par le secteur industriel et les transports terrestres.
Dans le triangle Berre-Marignane-Velaux, et si l'on prend
en compte les 4 polluants principaux que sont le dioxyde
de soufre (SO2) les oxydes d'azotes (Nox) les monoxydes
de carbone et les hydrocarbures, les résultats
sont les suivants :
Résultats
Sur les 50 000 tonnes qui sont émises par an :
Environ 84 % proviennent de l'industrie
Environ 15 % proviennent des transports terrestres
Environ 1 % provient du trafic aérien de l'Aéroport
L'objectif pour les responsables de l'aéroport
est de continuer à tout mettre en œuvre pour
que cette " contribution " reste faible.
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2.
MESURES DE LA QUALITE DE L'AIR
AIRFOBEP
Association chargée du suivi et de la qualité
de l'air pour l'ouest de l'Etang de Berre et présidée
par M. ANDREONI Maire de Berre l'Etang, a réalisé
une campagne de mesures de la qualité de l'air
durant le mois de décembre 2000 à St Victoret.
La conclusion de cette étude pour l'aéroport
est la suivante :
" la présence de l'Aéroport Marseille
Provence ne s'est pas signalée de façon
particulière concernant les polluants présentement
mesurés (dioxyde de soufre, oxyde d'azote, monoxyde
de carbone, particules en suspension hydrocarbures…
Aucune augmentation d'un quelconque polluant, même
différé dans le temps, n'a été
observée après le passage d'un avion "
Cette association a réalisé des mesures
sur l'aéroport en mai et juin 2001.
Cette campagne de mesure a été réalisée
" côté ville " sur un parking situé
à proximité de l'aérogare. Cette
association a rendu ses premières conclusions :
" aucun dépassement des valeurs réglementaires
n'a été enregistré sur le site aéroport.
De plus, l'évolution des concentrations d'oxydes
d'azote et d'ozone est similaire à celle observée
dans la ville de Marignane "
La Direction de l'aéroport
a souhaité compléter ces observations par
une campagne de mesures à l'intérieur de
la "zone réservée" de l'aéroport,
c'est à dire côté piste.
C'est le STNA qui a réalisé cette campagne
qui s'est étalée d'octobre à novembre
2001 en collaboration avec Airfobep.
Deux points de mesures ont été retenus l'un
situé au nord de la plateforme l'autre au sud.
Le véhicule laboratoire du STNA permet la mesure
en continu des polluants classiques dans l'air ambiant
des aéroports, à savoir :
Monoxyde et Dioxyde d'azote (Nox) - Dioxyde de soufre
(So2) - Monoxyde de carbone (Co) - Ozone (03) - Méthane
et Hydrocarbures non méthaniques
(CH 4 / HCNM).
La conclusion corrobore les études réalisées
par Airfobep :
" Les valeurs réglementaires ont été
respectées pour l'ensemble des polluants "
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3.
ETUDE D'UN TRANSPORT COLLECTIF NON POLLUANT
Rappel
Les collectivités locales (Conseil Régional,
Conseil Général) et la SNCF, réfléchissent
à la mise en place d'un système de transport
collectif entre Marseille et l'Est de l'Etang de Berre
et à la création d'un pôle multimodal
a proximité de l'aéroport.
Il s'agit d'offrir une alternative performante à
la voiture qui évolue sur des axes aujourd'hui
particulièrement surchargés et demain saturés.
Pour l'aéroport, ce pole multimodal constitue une
réelle opportunité.
L'idée est de mettre en œuvre une desserte
en site propre reliant ce pôle à l'aéroport,
permettant d'offrir aux passagers une liaison performante
et de contribuer à l'amélioration de la
qualité de l'air grâce à la mise en
service d' un mode de transport particulièrement
écologique.
Le projet
Le pôle d'échange multimodal serait situé
à l'Est des installations terminales actuelles
de l'aéroport, sur le site des Aymards, à
proximité immédiate de la ligne ferroviaire
Paris/Lyon/Marseille (PLM).
Sur ce site situé à environ un kilomètre
de l'aéroport, seraient créés une
halte ferroviaire, une gare routière, et des parkings
pour les véhicules légers et les loueurs
de voitures.
Une desserte de type hectométrique pourrait relier
ce site aux installations d'Eurocopter et à l'aérogare,
avec comme alternative soit une halte unique située
au centre des installations, soit deux haltes, une pour
les passagers nationaux, l'autre pour les passagers embarquant
à l'international.
L'objectif premier est la mise en place d'une desserte
cadencée toutes les 15 à 20 minutes entre
Marseille et ce pôle multimodal.
A plus long terme sera étudiée une liaison
avec Aix en Provence.
A noter que ce projet dont les études se poursuivent,
devrait être inscrit au contrat de plan Etat/Région
en 2006-2010. |
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4.
L'ACQUISITION DE VEHICULES NON POLLUANTS
Lors du renouvellement des véhicules dont le rayon
d'action est le site aéroportuaire, la CCIMP privilégie
l'acquisition de véhicules électriques.
3 véhicules ont ainsi été achetés
en 2000, 1 en 2001.
Si ces véhicules ont l'inconvénient d'une
faible autonomie (environ 60 km), ils présentent
le double avantage de développer une technologie
"propre" et économique.
En outre, le dispositif mis en place par l'ADEME permet
à la CCIMP de bénéficier d'une aide
financière lors de l'achat de ces véhicules.
Par ailleurs, au travers de ces relations avec les autres
partenaires, la CCIMP incite les autres entreprises du
site à se doter de véhicules non polluants.
C'est ainsi que dans le cadre des conventions entre la
CCIMP et les Sociétés d'Assistance en escale,
il est clairement spécifié "qu'en cas
d'acquisition de véhicules pour la piste, la Société
d'Assistance aura l'obligation de recourir à des
véhicules et engins à moteur électrique
ou pneumatique…". |
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5.
OPERATION "ESCOMPTE"
Réclamations nuisances sonores (exprimé
en nombre de réclamations) À l'initiative
du Ministre de la Recherche et de l'Environnement, un
vaste programme de surveillance et d'étude de la
qualité de l'air a été réalisé
du 5 juin au 15 juillet 2001 sur la région de Marseille
et de l'Etang de Berre.
Cette opération dénommée "ESCOMPTE"
(Expérience sur Site pour COntraindre les Modèles
de Pollution atmosphérique et de Transport d'Emissions)
est sans précédent en Europe.
Grâce à un budget de plus de 2,59 M€,
(env. 17 MF) elle a mobilisé des moyens très
importants (150 chercheurs, 2 bateaux, 6 avions, une trentaine
de ballons atmosphériques, 6 camions, une dizaine
de radars,…).
Cette opération ne se limite pas à l'enregistrement
et l'analyse de la qualité de l'air.
L'objectif prioritaire du programme ESCOMPTE est l'établissement
d'un cadastre des émissions, véritable base
de données qui contiendra des valeurs d'émissions
par polluant, par km², et par type et source d'activité
(usines, moyen de transport, végétaux …).
ESCOMPTE va également déboucher sur des
outils de modélisation, en utilisant les lois physico
chimiques de dispersion et de transformation des polluants,
au regard notamment de l'influence des conditions météo.
De tels modèles permettront de mieux connaître
les relations entre les émissions et les concentrations
de polluants dans l'air, et ainsi d'améliorer les
procédures de prévision des situations de
pollution et d'étudier des scénarios de
réduction d'émissions polluantes et leurs
impacts sur la qualité de l'air.
L'aéroport a apporté sa contribution à
cette étude, avec l'ensemble des données
disponibles touchant à l'activité aéroportuaire
(caractéristiques des mouvements aériens,
du trafic et du stationnement de véhicules routiers,
caractéristiques des engins spéciaux utilisés
pour l'entretien des espaces verts…).
Les résultats de cette étude devraient être
connus, pour partie, en 2002.
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