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Développement durable (Environment policy)
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Eau
1. EAU POTABLE
L'approvisionnement en eau de l'aéroport est assuré par la société des Eaux de Marseille via le réseau intercommunal de l'ouest de l'agglomération marseillaise.
Le réseau aéroportuaire dessert l'ensemble des utilisateurs.
La consommation annuelle 2001 est quasiment identique à celle de 1996. Comparée à celle de 1990, elle est en baisse de 36 % alors que dans le même temps, le trafic a progressé de 19 %, l'aérogare a quasiment doublé de surface, le nombre de salariés de l'aéroport, tous employeurs confondus, a augmenté !
Cette très nette amélioration est liée à la rénovation des réseaux ayant permis une réduction des fuites, et à une meilleure gestion des ressources.
Au cours de la dernière décennie, l'aéroport a restructuré la quasi totalité du réseau d'eau de l'aéroport.

Année Consommation d'eau potable (m3)
1990 336 500
1993 241 000
1996 215 000
2001 216 000

2. EAUX USEES

Il existe deux secteurs de production d'eaux usées sur l'aéroport.

La zone ouest :
comprend essentiellement les hangars Boussiron et Fourès avec quelques sociétés de maintenance et la zone de résidence de la gendarmerie et des marins pompiers.
La production 2001 a été de 12 000 m3.
La traitement se fait par la station d'épuration du SIA regroupant Marignane, Gignac-la-Nerthe et Saint Victoret. Cette station a été mise en service en 1993. Ces capacités sont suffisantes pour faire face aux besoins

La zone est :
regroupe l'essentiel de l'activité aéroportuaire.
La production 2001 a été de 134 000 m3.
Le traitement est réalisé par la station d'épuration de Vitrolles qui est aujourd'hui en sous capacité. Le redimensionnement de cette station est en cours. Il permettra de traiter les pointes de charge hydraulique et contribuera à une amélioration de la qualité du milieu récepteur Cadière-Bolmon.

3. EAUX PLUVIALES

Rappel
Contrairement à une idée reçue, l'eau de pluie n'est pas une eau propre.
Les études effectuées sur les eaux pluviales montrent que 15 à 25 % de la pollution contenue dans les eaux de ruissellement est directement imputable à la pollution des eaux météoriques résultant de l'activité urbaine et industrielle.
A cela, s'ajoutent les pollutions de différentes natures liées à l'activité de l'aéroport :
- les pollutions issues des voiries et des parkings automobiles avec les polluants caractéristiques des zones urbaines,
- les gaz de combustion des avions pouvant entraîner lors de leur évolution au sol des dépôts sur les surfaces imperméabilisées,
- l'avitaillement en carburant des avions peut également être une source de pollution même si les polluants générés par ces activités sont des hydrocarbures en très faible quantité (lors de problème spécifique, les pompiers interviennent immédiatement pour absorber les produits),
- la pollution saisonnière liée au dégivrage des avions et déverglaçage des pistes. Ces produits à forte biodégradabilité sont très peu employés sur l'aéroport Marseille-Provence compte tenu des conditions climatiques très favorables.
Contexte juridique
Dans le domaine de l'eau, la réglementation repose sur la loi du 3 janvier 1992, dite Loi sur l'eau, ainsi que sur ses décrets d'application du 29 mars 1993.
La loi sur l'eau pose le principe de l'unité de la ressource en eau et s'appuie sur une notion très importante : l'eau fait partie du " Patrimoine commun " de la nation.
Ceci implique que la qualité de la ressource en eau doit être surveillée et préservée dans un souci de développement durable et donc gérée de façon " globale et équilibrée ".
En ce sens, l'article 10 de la loi sur l'eau soumet à un régime de déclaration ou d'autorisation préalable de l'administration les installations, ouvrages, travaux ou activités susceptibles d'avoir une incidence sur la ressource en eau.
Un certain nombre d'infrastructures aéroportuaires sont concernées.
Les aéroports ont alors l'obligation d'établir un dossier d'autorisation ou de déclaration pour les installations leur appartenant.

4. INCIDENCE QUALITATIVE DES REJETS A L'AEROPORT MARSEILLE-PROVENCE
A Marseille-Provence, les surfaces imperméabilisées susceptibles de drainer des éléments potentiellement polluants en cas de fortes pluies sont essentiellement les parkings et les voieries automobiles et les aires de stationnement avions. Les rejets pluviaux de l'aéroport vers l'étang de Berre ont fait l'objet de plusieurs études qualitatives :
- l'étude CETE-APAVE, réalisée entre 1993 et 1995, a porté sur les points de rejets caractéristiques dans l'étang de Vaïne. Les résultats qualitatifs ont montré des concentrations relativement faibles, dans tous les cas inférieures aux valeurs observées généralement pour des zones imperméabilisées urbaines ou routières,
- l'étude du laboratoire central des Ponts et Chaussées datant de 1997 a porté sur le suivi annuel d'une zone plus restreinte identifiée dans l'étude CETE-APAVE comme le lieu de rejet le plus chargé de l'aéroport. Il s'avère que les charges annuelles de pollution de cette zone de l'aéroport sont comparables aux valeurs mesurées sur des sites autoroutiers pour la DCO (Demande Chimique en Oxygène) et MES (Matières En Suspension) et les hydrocarbures, et sont moindres pour les métaux, les nitrites, les chlorures et les sulfates,
- une toute récente étude datant de mai 2002 et réalisée par la société des Eaux de Marseille dans le but de connaître la qualité des eaux pluviales au niveau des aires de stationnement internationales va également dans le même sens.

5. LE TRAITEMENT DES EAUX PLUVIALES
Les principaux polluants à traiter sur une infrastructure aéroportuaire sont les MES, les hydrocarbures et les pollutions exceptionnelles. Pour remédier aux pollutions courantes et atteindre la qualité des eaux qui doit être préconisée par les prescriptions des arrêtés relatifs à la loi sur l'eau, les deux dispositifs utilisés sur l'aéroport sont les suivants :
- les séparateurs à hydrocarbures retenant les hydrocarbures des eaux de ruissellement.
- les bassins de stockage et de décantation piégeant les particules les plus lourdes contenues dans l'eau.
Au cours des dix dernières années, l'aéroport a investi pour créer un réseau spécifique afin de traiter le ruissellement des eaux pluviales avec, pour premier objectif, le traitement des aires de stationnement des avions, l'une des principales sources de pollution sur la plate forme.
- En 1996 et 1997, avec l'extension de la zone internationale, a été créé un bassin débourbeur et séparateur d'hydrocarbures situé sous les futures aires avions permettant de retenir jusqu'à 100 m3 d'hydrocarbures.
- Côté ville, l'aéroport a mis en service en 1999 un bassin de décantation afin de récolter les eaux pluviales des parcs-autos P.10 et P.7 situés à proximité des embarquements des vols nationaux.
- En 2001 et à l'occasion de la mise en service des nouvelles aires de stationnement avions Mike-Novembre situées au nord-est des installations, l'aéroport a créé un bassin de rétention doté d'un séparateur d'hydrocarbures permettant à la fois de réguler les flux en cas de fortes pluies et d'éviter tout rejet polluant.
La prochaine étape verra d'ici la fin de l'année 2002, le dépôt d'un dossier d'autorisation concernant la zone Fret de l'aéroport.
De la même manière, l'ensemble de l'extension prévue dans le cadre de l'APPM fera l'objet d'une étude du même type afin d'analyser les rejets des futures installations et de mettre en œuvre les traitements adaptés.
Comme toute entreprise ou collectivité, l'aéroport est un important producteur de déchets.
Si la CCIMP ne génère qu'une faible proportion des déchets produits par la plate forme, il lui appartient de jouer un rôle de coordinateur et de promouvoir à ce sujet une réelle politique de respect de l'environnement.
Dès 1996, l'aéroport a été l'un des tous premiers en France à mettre en place un tri sélectif à la source.
Avec prés de 6 millions de passagers, 125 000 mouvements d'avions par an, 4800 personnes qui travaillent sur le site et l'activité de nombreux bars, restaurants, commerces, l'aéroport a produit en 2001 environ 1700 tonnes de déchets, un chiffre en légère baisse par rapport à 2000 (2000 tonnes).

 

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